The quick brown fox jumps over the lazy dog

Depuis le temps que les moutons peuplent nos nuits, il était prévisible que cela finisse tôt ou tard par attirer les renards. D’ailleurs le chien de garde à lui aussi finit par s’endormir.

Ces coussins typographiques ont été imaginés par le designer Pintassilgo et repose sur la fameuse phrase utilisée en typographie permettant de présenter une fonte puisqu’elle contiens toutes les lettres de l’alphabet.

Et pour le fun :

Mais pourquoi est-il si méchant?


Les chats n’aiment pas les chiens, le feu n’aime pas l’eau, les enfants n’aiment pas les brocolis et les graphistes n’aiment pas la Comic Sans. C’est comme ça, c’est la nature (et c’est très bon avec les endives).

 

Hum restons sérieux…ou pas d’ailleurs, parce que la Comic Sans justement ce n’est pas une police sérieuse, d’autres diront même qu’elle est l’équivalent du smiley. Comic Sans est une police de caractère appartenant à Microsoft. Ses formes rondes, ses caractères irréguliers, la largeur du trait, toutes ses caractéristiques en font une police unanimement détestée par les graphistes. Mais allez savoir pourquoi, peut-être parce que c’est la seule police « fantaisie » livrée avec Microsoft Windows, tout le monde l’utilise, du prof de math pour son résumé de cours, à l’association pour ses affiches. Le problème avec la Comic Sans c’est qu’elle est trop sympathique. Du coup les gens se sont mis à l’utiliser un peu partout, pour des faires parts de décès, pour des petites annonces, pour des revues médicales… C’est devenu le symbole de la police populaire, de la police du BOF.  Alors quand on sait que c’est la joyeuse idée de Mr Connare, on commence à trouver ça un peu de trop… ça fait pas très sérieux. Le Time magazine l’a d’ailleurs classée parmi les 50 pires inventions.

L’utilisation de la comic sans est pour le graphiste un acte de désespoir (ou un suicide social) et une faute de goût impardonnable, à tel point que « Happiness Brussels » ne souhaite engager des graphistes qu’a la condition qu’il « détruisent » cette police de leur ordinateur. Pour se faire ils ont développés une application à télécharger sur:http://www.comicsansdestroyer.com/

Pourrait-on désinventer la Comic-sans?

Le site officiel anti Comic Sans: ici
La version française:

Espèce d’espace

Le point sur les espaces.

Métro Concorde

L’espace, en typographie, et comme sont nom l’indique, sert le plus souvent à espacer les mots. C’est un caractère à part entière.
Il y à bien longtemps, dans les textes manuscrits occidentaux, il n’y avait pas d’espaces et c’était un peu chiant pour lire… mais les moines avaient la foi. Heureusement les gens normaux ont commencés à apprendre à lire et il a bien fallut rendre tout ça un peu plus clair.
Dans l’imprimerie on utilisait 5 espaces différentes, c’était des lamelles de plomb intercalées entre les caractères et de différentes largeurs.
– Cadratin : égale au corps (à la hauteur des lettres)
– Demi- cadratin
– Quart de cadratin
– Sixième de cadratin
– Huitième de cadratin
Les 4 dernières sont appelées: espaces- fines.

On distingue 3 types d’espaces: L’espace insécable, l’espace fine insécable et l’espace justifiante (ou espace-mot). C’est celui que l’on obtient en appuyant sur la barre d’espacement. Une espace qui à une valeur fixe et dite « insécable ». Cet espace est utilisée entre deux mots ou entre un mot et une ponctuation qui ne doivent pas être séparés par un retour à la ligne. Cela évite d’avoir des mots où des ponctuations rejetés en début de ligne.

Pour les signes simples ou signes bas, on utilise une espace après le signe.

Pour les signes doubles ou signes haut, on utilise une espace avant et après le signe sauf pour l’apostrophe.
– Le deux-points est précédé d’une espace insécable.
– Le point-virgule, le point d’exclamation et le point d’interrogation sont précédés d’une espace fine insécable.
– On met une espace fine insécable après le guillemet français ouvrant et avant le guillemet français fermant.

Pour les parenthèses les guillemets etc… , on utilise une espace à l’extérieur, mais pas à l’intérieur.
Pour les traits-d’union (court), pas d’espace.
Pour les traits de césure (court), pas d’espace.
Pour les tirets de liste (moyen), un espace avant et après.
Pour les incises (moyen), un espace avant et après.
Pour les dialogues (long), un espace après.